Travailleur·euses des arts de la rue, merci de nous avoir rejoins pour notre Rues Libres du 1er mai ! Nous nous sommes retrouvé·es nombreux·ses lors de cette édition exceptionnelle des Rues Libres ! à l’occasion de la journée des droits des travailleur·euses. Une date symbolique, un moment marquant pour revendiquer les droits des travailleur·euses des arts de la rue, nous rendre visible dans la rue, défendre l’espace public comme bien commun. En début d’après-midi, le rendez-vous était donné dans le cortège de la manifestation parisienne. Pour l’occasion, les bénévoles de la commission ont organisé des happenings festifs et revendicatifs, une quarantaine de musicien·nes et percussionnistes se sont rassemblé·es en une fanfare x batucada, nous avons joyeusement déambulé jusqu’à Place de la Nation.
Mais la journée ne s’arrête pas là ! Un grand banquet des arts de la rue s’est tenu sur la Place des fêtes, de 19h à 22h, un moment convivial partagé avec les habitant·es du quartier, qui s’est conclu par un concert de la fanfare Nymphonik.
Encore un immense merci à toustes les bénévoles : à la logistique, à toutes les commissions (happenings, scéno, comm’ & images), aux musicien·nes, et à toutes les personnes impliquées dans l’organisation de cet événement !
Merci aussi à Ema Drouin, directrice artistique de la compagnie Deuxième Groupe d’Intervention, pour le prêt d’accessoires de scénographie (extrait du spectacle Tragédie… Un poème – 2010) ; aux Grandes Personnes ; à Ens’Batucada ; à la fanfare Nymphonik ; à la Villa mais d’Ici ; à la Régie du 19e.
À tous·tes les fédéré·es.
Aux travailleuses, aux travailleurs, aux artistes, aux technicien·nes, aux administrateur·ices, aux personnels de l’ombre, à celles et ceux de la lumière, aux chomeur·euses, aux galèrien·nes, à celles et ceux qui ne lâchent rien, à nous.
Comme chaque année la FéRue – Fédération des Arts de la rue en Île-de-France – s’empare de l’événement Rues Libres pour en faire un moment fort de communs militant et porter haut les problématiques de notre secteur si fragile. À la sortie des municipales et 1er mai 2026 est une date importante que nous ne pouvons pas louper. Nous devons faire entendre nos inquiétudes et revendications pour que la culture et les arts de la rue fassent partie des débats.
La Rue est notre outil de travail, avec Rues Libres nous affirmons qu’elle sera toujours un espace à défendre. Nous appelons dès à présent à venir grossir tous les cortèges du 1er mai partout en France pour porter nos problématiques de travailleur·euses en espace public.
En Île-de-France, nous prévoyons de nous emparer complètement de cet espace de manifestation. Nous voulons faire nombre, nous rendre visibles, bruyant·es, flambloyant·es et combatif·ves. Nous voulons que cette manifestation fasse date, en nous inscrivant pleinement dans une dynamique de conquêtes de plus de droits pour les travailleur·euses de la culture et des Arts de la Rue. Habiter le 1er mai comme nous habitons l’espace public.
Et pour que tout cela existe nous avons besoin de vous.
De vos forces artistiques et militantes.
De votre capacité à convaincre de nous rejoindre.
De vos bouches, de vos oreilles et de vos corps.
Pour faire masse, être visibles et bruyant·es.
N’oublions jamais :
▶︎ Que l’intermittence du spectacle est régulièrement attaquée par le patronat et que nous sommes au bord d’un basculement irréversible.
▶︎ Que les budgets de la culture s’écroulent. De plus en plus précarisé·es c’est l’entièreté de nos métiers qui sont mis en périls.
▶︎ Que nos espaces publics sont attaqué·es, privatisé·es, approprié·es. Céder un centimètre de terrain c’est renoncer à nos libertés.
▶︎ Que face à l’isolement, se réunir est déjà un acte de résistance.
▶︎ Qu’à l’intersection de nos luttes la culture ne peut plus être ignorée.
▶︎ Qu’à la croisée des disciplines les arts de la rue ne doivent pas être les parents pauvres de la culture.
▶︎ Que le 1er mai est un jour de célébration de nos conquêtes, et qu’il est encore possible de gagner de nouvelles choses ensemble.
▶︎ Que pour que tout cela soit possible il nous faut être là.
Pour toutes ces raisons nous devons nous retrouver sur ce rendez-vous de la FéRue, soutenu par la Fédération Nationale des Arts de la Rue.
C’est ensemble que nous rendrons cela possible et que nous pourrons nous faire entendre dans la campagne à venir qui ne promet que très peu de réjouissances.
Avant l’été et la saison des arts de la rue, redonnons un élan militant à nos pratiques. Proclamons ensemble ce 1er mai en Rues Libres pour les travailleur·euses des arts de la rue.