Suite à l'envoi de sa Note pour le développement des arts de la rue en IDF, la Fédération IDF à rencontré:

ENSEMBLE POUR DES RÉGIONS À GAUCHE, Francis Parny

EUROPE ÉCOLOGIE, Corinne Rufet

HUCHON 2010 - LA GAUCHE POUR L'ÎLE-DE-FRANCE, Charlotte Brun


fédération des arts de la rue i.d.f

c/o Maison des réseaux artistiques
et culturels
221, rue de Belleville. 75019 PARIS
Tél. : 00 (33) 1 56 98 12 41
E-mail :

10 questions pour 2010

 

Parallèlement à l'envoi de la Note pour le développement des arts de la rue en IDF, la Fédération des arts de la rue en Île-de-France a rédigé une liste de 10 questions qui ont été soumises à toutes les têtes de liste afin de les inviter à se positionner sur la Culture et les arts de la rue dans le cadre de leurs projets politiques.

La Fédération des arts de la rue a le plaisir de vous proposer les réponses des candidats au fur et à mesure de leurs envois.

 

LISTES QUI NOUS ONT REPONDU :


 

JEAN-MARC GOVERNATORI POUR LA LISTE ALLIANCE ÉCOLOGISTE INDÉPENDANTE

  1. 1) Selon vous, que représente la Culture pour les franciliens ?

Une partie significative des Franciliens est d’abord sensible aux problèmes de pouvoir d’achat, de logement, d’emploi et de sécurité. Cela dit, la Culture est un moyen incontournable d’épanouissement et de bien-être.

  1. 2) Comment est positionnée la Culture dans votre programme ?

C’est une facette qui complète notre programme pour la région. Nous croyons à la simplicité, nous oeuvrons pour que notre société dépasse le culte du «grand »  pour l’appréciation du « petit ».

  1. 3) Quelles sont les priorités de votre politique culturelle ? Quels secteurs souhaitez-vous particulièrement développer ?

Rencontrer les intervenants, les associations, les populations intéressées pour bâtir du beau et du durable. Nous développerons les secteurs qui  contribuent au bien-être durable.

  1. 4) Produit ou œuvre culturelle ? Selon vous, la Culture se situe-t-elle hors du champ concurrentiel ?

La Culture n’est pas un produit ordinaire, elle ne peut être en concurrence.

  1. 5 ) Etes-vous pour le doublement du budget culturel du Conseil régional ?

Nous sommes pour une politique culturelle ouverte et attentive qui passe par un budget plus important et bien utilisé.

  1. 6) Considérez-vous souhaitable que la culture devienne une compétence obligatoire au sein du Conseil régional.

OUI.

  1. 7) Comment la Culture peut-elle toucher des publics qui n’ont habituellement pas accès à l’offre culturelle ? Est-ce important d’aller à leur rencontre ?

Les Arts de la rue sont la réponse à ces questions.

  1. 8) Pourriez-vous nous donner trois mots-clés  (ou noms) qui vous viennent à l’esprit quand on évoque les arts de la rue ? Pourquoi ?

Simples, vrais, jouissifs, traduisent ces arts.

  1. 9) Que pensez-vous des dispositifs qui existent déjà dans le spectacle vivant eu sein du Conseil  régional ? Lesquels souhaiteriez-vous développer, créer ou supprimer ?

Pour l’instant, je ne les connais pas suffisamment pour les juger.

  1. 10) Comment envisagez-vous la concertation avec les professionnels pour définir et/ou mettre en place votre politique culturelle ?

Réunions régulières avec les professionnels et rencontres-débats avec les populations.

 

NICOLAS DUPONT-AIGNAN POUR LA LISTE DEBOUT LA RÉPUBLIQUE

Étant moi même très attaché à la culture, je suis opposé à ce qu’on considère la culture comme une simple marchandise soumise aux lois du marché. Aussi, j’ai toujours pris position contre tout ce qui pouvait porter atteinte à l’exception culturelle française.

Par ailleurs, Debout la République considère qu’au niveau régional, il faut tout faire pour valoriser la culture et la rendre accessible au plus grand nombre. En particulier, nous pensons que les arts de la rue, générateurs de lien social et source de convivialité, méritent une attention particulière du Conseil Régional.

 

FRANCIS PARNY POUR LA LISTE ENSEMBLE POUR DES RÉGIONS À GAUCHE, SOLIDAIRES, ÉCOLOGIQUES ET CITOYENNES

  1. 1. Selon vous, que représente la Culture pour les Franciliens ?

Une priorité qui répond à un vrai désir de culture pour toutes et tous même quand il ne s'accomplit pas tout entier.

  1. 2. Comment est positionnée la Culture dans votre programme ?

Une de nos dix priorités

  1. 3. Quelles sont les priorités de votre politique culturelle ? Quels secteurs souhaitez-vous particulièrement développer ?

Appuyé sur nos mandats précédents, je dirais que nous souhaitons élargir notre champ d'intervention (Arts Plastiques par exemple). Et dans tous les champs, de manière transversale, aussi favoriser et développer notre action pour soutenir l’émergence des œuvres qui veulent se construire hors du marché et leur partage par le plus grand nombre. Bien sûr nous voulons mettre au point avec votre fédération un plan régional de développement des arts de la rue. Le travail est en cours, vous le savez.

  1. 4. Produit ou oeuvre culturelle ? Selon vous, la Culture se situe-t-elle hors du champ concurrentiel ?

Les industries culturelles satisfont à des besoins mais tordent le cou à la diversité qui fait la richesse de l’échange que doit permettre le développement des arts, les exécutifs de gauche s’honoreraient de porter toute leur attention sur les actions hors champ concurrentiel.

  1. 5. Êtes-vous pour le doublement du budget culturel du Conseil régional ?

OUI

  1. 6. Considérez-vous souhaitable que la Culture devienne une compétence obligatoire au sein du Conseil régional ?

De fait, elle l’est aujourd’hui mais dans un champ de partenariat né de l’absence de la culture dans les décisions des lois de décentralisation et sur des champs réduits qui sont le résultat du choix libre des élu-e-s de chaque région. Je suis pour garder cette multiplicité d’interventions publiques et, en tout cas, l’investissement national en faveur des arts est le meilleur garant de la liberté de création.

  1. 7. Comment la Culture peut-elle toucher des publics qui n'ont habituellement pas accès à l'offre culturelle ? Est-il important d'aller à leur rencontre ?

Essentiel, vous le savez, nous ne dissocions pas aide à la création et appropriation par tous des procès de création.

  1. 8. Pourriez-vous nous donner trois mots-clefs (ou noms) qui vous viennent à l'esprit quand on évoque les arts de la rue ? Pourquoi ?

L’art au cœur de la cité (comme disait Jaurès)

  1. 9. Que pensez-vous des dispositifs qui existent déjà pour le spectacle vivant au sein du Conseil régional ? Lesquels souhaiteriez-vous développer, créer ou supprimer ?

Je vous renvoie à  notre programme en ligne sur www.sansreserve.net mais j’insiste sur le fait du développement, pas du redéploiement.

  1. 10. Comment envisagez-vous la concertation avec les professionnels pour définir et/ou mettre en place votre politique culturelle ?

Nous continuons la concertation qui, je crois, a présidé à notre premier mandat mais nous voulons  dès le début du mandat mettre en place le CODACR, conseil de développement artistique et culturel en région IDF, rassemblant artistes, techniciens du spectacle, élu-e-s de diverses collectivités, et des citoyens dans les représentations collectives qu’ils se donnent. Une structure pérenne, avec des moyens de travail, discutant de toute politique culturelle en IDF, procédant a des évaluations collectives à postériori, proposant de nouvelles politiques.

 

CORINNE RUFET POUR LA LISTE EUROPE ÉCOLOGIE

  • 1. Selon vous, que représente la Culture pour les franciliens ?

C’est une question difficile tant elle revêt des contours différents selon les individus qu’ils soient amateur ou professionnel, qu’ils fréquentent ou non des lieux de spectacle ou d’exposition, qu’ils aient ou non une pratique en amateur, qu’ils habitent Paris, la Seine-Saint-Denis ou la Seine-et-Marne.
Je pense que l’Ile-de-France est une région où la culture est très présente, elle rentre dans les caractéristiques intrinsèques même de la région. Les Franciliens et Franciliennes bénéficient d’une offre culturelle large, elle reste cependant largement centrée sur Paris. Elle tend à s’institutionnaliser et à s’adresser à une partie seulement de la population. La Culture pour les Franciliens peut parfois leur paraître ne pas s’adresser à eux, la région Ile-de-France est une région-capitale aussi le rapport des Franciliens à la culture n’est peut-être pas aussi marqué que dans d’autres régions.

  • 2. Comment est positionnée la Culture dans votre programme ?

La culture occupe une place importante dans notre programme, 15 engagements concernent la culture.
Le programme d’Europe écologie est présenté de manière transversale et non thématique, aussi la culture apparaît à plusieurs niveaux. Dans le chapitre « Une nouvelle justice sociale » sont développés les principaux engagements regroupés sous l’entrée « Pour un Agenda 21 de la culture ». Deux engagements sont développés dans le chapitre « Les savoirs et savoir-faire pour préparer l’avenir ». Un autre dans le chapitre « Recomposer avec la nature » et enfin trois autres engagements sont regroupés dans le chapitre « Gouverner autrement – Les citoyens au cœur de la décision publique ».

  • 3. Quelles sont les priorités de votre politique culturelle ? Quels secteurs souhaitez-vous particulièrement développer ?

La vision des politiques culturelles d’Europe Ecologie prend appui sur l’Agenda 21 de la Culture, défini par Cités et Gouvernements Locaux Unis, et la déclaration de fribourg sur les droits culturels. Ces deux axes fondent notre engagement et conduiront notre action politique au sein de la région ile de France.  
Nous nous engageons par conséquent à mettre en place un agenda 21 pour la Culture en Ile de France (adhérente de CGLU). Le premier axe de cet agenda 21 est de créer les conditions d’un dialogue permanent des acteurs culturels, c’est pour cette raison que depuis 2004 nous défendons la création d’un conseil Permanent des Arts et de la Culture. Le second axe est la défense de la diversité culturelle, et la coopération entre les régions, qu’elles soient française, européennes ou du monde. Il s’agit pour nous d’un axe important à mettre en œuvre, notamment en soutenant les projets de création et d’échanges interrégionaux, pour les compagnies, associations d’éducation populaire, artistes et manifestations.
Nous pensons que la politique régionale de la culture qui s’est construite pendant la mandature 2004-2010 autour de trois piliers (cinéma, livre et spectacle vivant) doit s’élargir et apporter des réponses appropriées aux domaines des musiques actuelles, des Arts plastiques, des Arts de la rue comme du cirque de création. Nous soutenons par exemple la proposition de la fédération des Arts de la Rue de créer 4  « CARR »,  centre des arts de la rue régionaux, qui contribueraient à soutenir la diffusion de spectacles et œuvres aux enjeux et problématiques spécifiques.

  • 4. Produit ou œuvre culturelle ? Selon vous, la Culture se situe-t-elle hors du champ concurrentiel ?

La culture est évidemment hors du champ concurrentiel. Les biens culturels ne sont pas des biens de consommation comme les autres, leur spécificité a d’ailleurs été reconnue par la déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle. Ils sont porteurs de sens, d’utilité sociale, de valeurs, et d’ailleurs à ce titre trouvent toute leur place dans l’économie sociale et solidaire. Elle n’a pas pour finalité la recherche de profit et de rentabilité immédiate, elle est une économie tournée vers la solidarité, l’utilité sociale, la démocratie, la participation... Dans ce cadre, nous souhaitons développer les outils de l’économie sociale et solidaire dans le domaine des arts et de la culture, comme des couveuses d’entreprises et d’activité culturelle, des SCIC, et soutenir de manière générale le tiers secteur culturel.

  • 5.  Êtes-vous pour le doublement du budget culturel du Conseil régional ?

Le budget culture de la Région Ile de France est aujourd’hui de près de 85 millions, soit 2% du budget. Il était de 70 millions en 2005. Entre 2005 et 2010, le budget culture a ainsi été augmenté d’environ 20 %.
Nous sommes pour une augmentation significative du budget de la région pour les Arts et la Culture, mais nous considérons également que la promesse de certains de doublement du budget de la culture manque de subtilité et n’est en aucun cas la garantie d’une meilleure répartition des aides, ni entre les arts (Cinéma, Livre, Spectacle Vivant, Arts Plastiques, Musiques Actuelles...), ni entre l’aide à la  création artistique et l’aide à l’action culturelle (éducation populaire, artistique, pratiques amateures) ni à l’intérieur du spectacle vivant (musiques actuelles, théâtre de plateau, arts de la rue, cirque de création, danse, opéra...).

  • 6. Considérez-vous souhaitable que la Culture devienne une compétence obligatoire au sein du Conseil régional ?

La Culture doit continuer à faire l’objet d’une politique publique volontariste de la part des régions et ne doit pas servir de variable d’ajustement des crédits, ni de suppléments d’âme qu’on mettrait de côté en période de crise. C’est au contraire par une action constante au plus près des publics et des professionnels que nous pourrons construire une société plus solidaire, émancipée et diverse. La suppression programmée de la clause de compétence générale des régions et départements fait peser de lourds nuages sur l’intervention régionale en la matière. Nous défendrons donc pour le prochain mandat des propositions fortes pour une politique régionale de la culture, engagée et sans langue de bois, et défendrons cette compétence, de toutes nos forces.

  • 7. Comment la Culture peut-elle toucher des publics qui n’ont habituellement pas accès à l’offre culturelle ? Est-il important d’aller à leur rencontre ?

D’après l’enquête sur les pratiques culturelles des Français 2008, un quart des français n’ont assisté à aucun spectacle vivant et près d’un tiers d’entre eux se sont rendu quelquefois dans l’année au cinéma et ont assisté exceptionnellement à un spectacle vivant.  Il est donc important d’aller à la rencontre des publics, à travailler avec les territoires et mener des actions culturelles. Les Arts de la Rue ont un rôle important à jouer dans ce développement des publics, ils sont par leur gratuité, leur popularité, leur cadre, celui de l’espace public, d’un accès plus facile pour des publics peu familiarisés à fréquenter des équipements culturels dont l’accès peut parfois être intimidant.
Nous proposons dans ce cadre de renforcer la présence de la culture et des arts dans les lycées et CFA. Parce que l’école est le lieu de l’apprentissage des connaissances et de la citoyenneté, et que l’art et la culture participe de cet objectif.
La rencontre avec les publics passe aussi par la pratique artistique, aussi la région devra soutenir les pratiques artistiques amateurs et les actions des associations d’éducation populaire.

  • 8. Pourriez-vous nous donner trois mots-clefs (ou noms) qui vous viennent à l’esprit quand on évoque les arts de la rue ? Pourquoi ?

Le premier mot qui me vient est espace public parce que c’est le lieu d’intervention des arts de la rue, cet espace commun qui, pendant un temps, se trouve transformé par la pratique artistique et sur lequel nous portons tout à coup un regard différent.
Le deuxième mot serait diversité. C’est la diversité des disciplines, des publics, des artistes.... et enfin le/les troisième mot est Nantes avec royal de luxe. Là je dois dire que je suis originaire de Nantes et spontanément j’ai pensé à cette ville et à la place qu’elle a donné aux Arts de la Rue et à une compagnie en particulier Royal de Luxe. Pour une candidate francilienne, ce n’est pas peut-être pas la réponse que j’aurai dû vous donner mais je pense que c’est de la spontanéité que vous attendiez dans la réponse à cette question. Mais j’espère que dans 4 ans, à la fin du mandat prochain, je citerai une compagnie, un lieu, un festival francilien. Soyez assuré que je travaillerai pendant ce mandat à donner plus de visibilité aux Arts de la Rue en région Ile-de-France.

  • 9. Que pensez-vous des dispositifs qui existent déjà pour le spectacle vivant au sein du Conseil régional ? Lesquels souhaiteriez-vous développer, créer ou supprimer ?

Nous tirons un bilan mitigé de l’utilisation et de la répartition d’aides culturelles, et notamment concernant le soutien à la permanence artistique et à la création, et le soutien aux festivals.
Le soutien à la permanence artistique sera reconduit car effectivement nous pensons que c’est un dispositif qui a été utile aux compagnies notamment en termes de pérennisation de l’emploi. Cependant, nous le retravaillerons, de manière à le rendre plus transparent et équitable. 60 % des PAC attribuées par exemple l’ont été pour les départements de Paris et de Seine Saint Denis en masse financière. Cela signifie que la région n’a pas été capable à un moment donné d’édicter des objectifs clairs, permettant d’objectiver les aides, ni d’associer démocratiquement les professionnel/les et les élu/es à ces choix. Par conséquent, ces aides ont été attribuées au fil de l’eau, sans priorisation ni vision territoriale, avec pour conséquence une diminution criante du montant moyen des aides attribuées depuis la création de la PAC. Ce n’est pas acceptable, car qui peut croire que les compagnies ou les lieux bénéficiant d’une nouvelle PAC en 2009 ont des projets et une action de moindre qualité que ceux qui en ont bénéficié en 2005
Le rôle de la région, c’est aussi de pouvoir assurer la continuité culturelle du territoire, et donc pour cela encourager et donner des moyens conséquents aux compagnies et aux lieux intermédiaires qui s’engagent sur une action de long terme dans des territoires moins habituels. C’est l’une de nos propositions phares, qui consiste à encourager, soutenir et financer 100  fabriques de Culture en Ile de France, alternatives crédibles à la folie de multiplication d’éléphants blancs de la culture, équipements démesurés par leur taille et hors sol par leur projet culturel décidé par le politique. Le Politique est avant tout là pour accompagner, arbitrer et impulser mais n’est pas légitime pour intervenir dans le fait culturel.
Les PAC doivent être à notre sens priorisées sur les structures, lieux intermédiaires, fabriques, et compagnies avec ou sans lieux, pour lesquelles cette aide est véritablement structurante, tant au niveau budgétaire que fonctionnelle.

  • 10.Comment envisagez-vous la concertation avec les professionnels pour définir et/ou mettre en place votre politique culturelle ?

Europe Ecologie prenant appui sur l’Agenda 21 de la Culture, défini par Cités et Gouvernements Locaux Unis, et la déclaration de fribourg sur les droits culturels, la question de la concertation avec les professionnels est pour nous essentiel.  
Nous pensons qu’il est essentiel d’introduire plus de démocratie, de transparence, de lisibilité et d’équité territoriale dans les politiques culturelles régionales, pour sortir de la vassalité des rapports entre le politique et le professionnel. L’indépendance des artistes est en effet pour Europe Ecologie la première des valeurs à défendre. Pour cela, nous souhaitons mettre en place, à l’issue d’Assises culturelles décentralisées, une conférence permanente des acteurs de la culture, qui permettra de débattre et de définir des comités de choix, paritaires entre les élu/es et les professionnel/les.

 

JEAN-PAUL HUCHON POUR LA LISTE HUCHON 2010 - LA GAUCHE POUR L'ÎLE-DE-FRANCE

  • 1. Selon vous, que représente la Culture pour les franciliens ?

On  ne peut pas circonscrire la culture à un moment de détente et de loisirs pour les Franciliens. La création et la créativité intellectuelle et artistique est d’abord et avant tout une richesse qui donne corps à une identité. C’est pourquoi il est important d’être très vigilent sur ce secteur que nous voulons fort au même titre que l’économie, le social, et l’environnemental.

  • 2. Comment est positionnée la Culture dans votre programme ?

Nous avons voulu dans notre programme une culture qui ait pour mission de rendre concrète la notion de vivre ensemble. C’est fondamental pour une institution qui a pour vocation de répondre à l’intérêt général.

  • 3. Quelles sont les priorités de votre politique culturelle ? Quels secteurs souhaitez-vous particulièrement développer ?

Sur le plan qualitatif, nos orientations ont la volonté d’améliorer l’existant, tout en répondant aux besoins qui n’ont pas été couverts par des dispositifs régionaux et je pense ici tout particulièrement aux arts plastiques, aux musiques actuelles, à la danse et justement aux arts de la rue.

  • 4. Produit ou œuvre culturelle ? Selon vous, la Culture se situe-t-elle hors du champ concurrentiel ?

Il ne faut pas avoir peur des mots. Il existe des œuvres et il existe des produits culturels. Les premiers sont différents des seconds. La culture est un bien vital au même titre que lʼeau et lʼair. Sa place au sein dʼun marché économique doit donc être à part. Si lʼon pense accessibilité de tous à la culture, on ne peut exclure le soutien des pouvoirs publics pour la mettre en œuvre de manière effective.

  • 5.  Êtes-vous pour le doublement du budget culturel du Conseil régional ?

Nous sommes pour que nos engagements 2010 soient rendus concrets. Nous comptons dans notre programme 37 nouvelles mesures.

  • 6. Considérez-vous souhaitable que la Culture devienne une compétence obligatoire au sein du Conseil régional ?

Je ne pense pas qu’« obligatoire » soit le bon terme, surtout si on pense aux projets du gouvernement de restreindre les capacités d’intervention des collectivités territoriales à des domaines très stricts. On a tendance aujourd’hui à reprendre des mots, des expressions qui n’ont pas de sens si l’on y réfléchit. C’est un peu comme si vous me demandiez si la respiration doit être obligatoire ou pas ? Une collectivité qui crée et qui soutient la création est par définition une collectivité vivante. Je souhaite donc que la Région puisse continuer à intervenir dans le secteur culturel et que le gouvernement ne remette pas en question la clause de compétence générale.

  • 7. Comment la Culture peut-elle toucher des publics qui n’ont habituellement pas accès à l’offre culturelle ? Est-il important d’aller à leur rencontre ?

Il existe de nombreuses portes d’entrée à la culture : la danse, la musique et les arts de la rue sont directement accessibles au grand public parce qu’ils entrent en écho avec une notion universalité (je pense au rythme de la musique calqué sur le rythme cardiaque, aux corps et à la danse et  pour les arts de la rue à l’espace public). De fait, ils sont intrinsèquement un « tremplin »  pour aller vers d’autres esthétiques et permettent donc de dépasser « l’angoisse du seuil »  que l’on peut avoir aux portes d’un théâtre...

  • 8. Pourriez-vous nous donner trois mots-clefs (ou noms) qui vous viennent à l’esprit quand on évoque les arts de la rue ? Pourquoi ?

1) Liberté, en raison de son inscription dans l’espace publique
2) Diversité, parce que la notion même d’arts de la rue est multiple.  
3) Gratuité, car c’est une des plus importantes spécificités des arts de la rue.

  • 9. Comment envisagez-vous la concertation avec les professionnels pour définir et/ou mettre en place votre politique culturelle ?

Plutôt que la politique culturelle, c’est une politique d’aménagement culturel qu’il s’agit de défendre à travers une démarche de concertation afin d’aboutir à un schéma stratégique de la culture et de réhabiliter l’idée que l’on peut se faire du service public en question. Pour la méthode, il s’agit de procéder de la même manière qu’avec l’élaboration du schéma du SDRIF : par la concertation la plus large possible. Nous pourrions ainsi établir un état des lieux de la culture en Ile-de-France aux travers d’ateliers thématiques puis organiser une concertation territoriale département par département avec tous les acteurs et tous les secteurs. L’objectif étant de réaliser concrètement et sur l’ensemble du territoire nos orientations programmatiques: la diversité des esthétiques et des pratiques, l’accessibilité et la formation artistique dans les établissements scolaires.

 

CHARLOTTE BRUN POUR LA LISTE HUCHON 2010 - LA GAUCHE POUR L'ÎLE-DE-FRANCE

  1. 1. Selon vous, que représente la Culture pour les franciliens ?

On ne peut pas circonscrire la culture à un moment de détente et de loisirs pour les Franciliens. La création et la créativité intellectuelle et artistique est d’abord et avant tout une richesse qui donne corps à une identité.
C’est pourquoi il est important d’être vigilent sur ce secteur que nous voulons fort au même titre que l’économie, le social, et l’environnemental.
  1. 2. Comment est positionnée la Culture dans votre programme ?

Nous avons voulu dans notre programme une culture qui ait pour mission de rendre concrète la notion de vivre ensemble. C’est fondamental pour une institution qui a pour vocation de répondre à l’intérêt général. C’est pourquoi la place que nous accordons aux politiques culturelles est centrale.

  1. 3. Quelles sont les priorités de votre politique culturelle ? Quels secteurs souhaitez-vous particulièrement développer ?

Sur le plan qualitatif, les orientations y sont précisées avec une volonté d’améliorer nos dispositifs en faveur du cinéma, du spectacle vivant, du livre et de la lecture, tout en répondant aux besoins qui n’ont pas encore de dispositifs et je pense ici aux arts plastiques, aux musiques actuelles, à la danse et justement aux arts de la rue.

  1. 4. Produit ou œuvre culturelle ? Selon vous, la Culture se situe-t-elle hors du champ concurrentiel ?

Il ne faut pas avoir peur des mots. Il y a des œuvres et il y a des produits culturels mais c’est produits sont différents des autres. La culture est un bien vital au même titre que l’eau et l’air. C’est à ce titre que sa place au sein d’un marché économique est différente. Si l’on pense accessibilité de tous à la culture, on ne peut exclure le soutien des pouvoirs publics pour le mettre en œuvre de manière effective. Cette question est encore plus cruciale en période de crise économique.

  1. 5. Êtes-vous pour le doublement du budget culturel du Conseil régional ?

Nous sommes pour que nos engagements 2010 soient rendus concrets. Nous comptons dans notre programme 37 nouvelles mesures. Le budget culture devra donc augmenter.

  1. 6. Considérez-vous souhaitable que la Culture devienne une compétence obligatoire au sein du Conseil régional ?

Evidemment, la culture doit rester une compétence de la région, mais je ne pense pas que « obligatoire » soit le bon terme. On a tendance aujourd’hui à reprendre des mots, des expressions qui n’ont pas de sens si l’on réfléchit. C’est un peu comme si vous me demandiez si la respiration doit être obligatoire ou pas ? Une collectivité qui crée c’est une collectivité vivante.

  1. 7. Comment la Culture peut-elle toucher des publics qui n’ont habituellement pas accès à l’offre culturelle ? Est-il important d’aller à leur rencontre ?

Il existe des portes d’entrée à la culture : la danse, la musique et les arts de la rue sont accessibles de fait soit parce qu’ils entrent en écho avec une notion d’universalité (je pense au rythme de la musique calqué sur le rythme cardiaque, aux corps et à la danse et pour les arts de la rue à l’espace public). De fait, ils sont intrinsèquement un « tremplin »  pour aller vers d’autres esthétiques et permettent de dépasser « l’angoisse du seuil »  que l’on peut avoir aux portes d’un théâtre ou d’un musée…

  1. 8. Pourriez-vous nous donner trois mots-clefs (ou noms) qui vous viennent à l’esprit quand on évoque les arts de la rue ? Pourquoi ?

1) Liberté, à cause de l’espace spécifique autour des créations

2) Diversité, d’abord parce qu’en IDF cette forme de spectacle vivant est sous représentée en comparaison avec d’autres région. Ensuite parce que la notion même d’arts de la rue est multiple.

3) Gratuité, car c’est une des spécificités des arts de la rue. Si certain en voit une faiblesse, je me contente de l’aborder en tant que force et surtout inhérente au service public de la culture.

  1. 9. Que pensez-vous des dispositifs qui existent déjà pour le spectacle vivant au sein du Conseil régional ? Lesquels souhaiteriez-vous développer, créer ou supprimer ?

Au-delà de l’aide aux festivals, la politique de Permanence artistique a permis de conventionner près de 250 compagnies franciliennes et d’aider à la pérennisation de leurs conditions de création, à leur ancrage dans un territoire, à contribuer à une meilleure diffusion. L’organisme régional ARCADI, dirigé par Frédéric Hocquard, est par ailleurs un excellent outil aux services des artistes, des lieux, des compagnies. Il conviendra de le renforcer. C’est le cas également des emplois-tremplins dans le secteur culturel. Nous pensons toutefois que le dispositif de permanence artistique doit davantage s’ouvrir aux arts de la rue et à la danse. Nous chercherons par ailleurs à aider les compagnies d’arts de la rue dans leurs besoins matériels, notamment dans leur recherche de lieux de stockage.

  1. 10. Comment envisagez-vous la concertation avec les professionnels pour définir et/ou mettre en place votre politique culturelle ?

Plutôt que la politique culturelle, c’est une politique d’aménagement culturel qu’il s’agit de défendre à travers une démarche de concertation : celui d’aboutir à un schéma stratégique de la culture afin de réhabiliter l’idée que l’on peut se faire du service public en question. Dans la méthode, il s’agit de procéder de la même manière ce que nous avons fait au moment de la concertation pour le SDRif. Nous pourrions établir un état des lieux de la culture en IDF à travers d’ateliers thématiques puis organiser une concertation territoriale département par département avec tous les acteurs et tous secteurs. L’objectif étant de réaliser concrètement et sur l’ensemble du territoire les orientations programmatiques à savoir : la diversité des esthétiques, des pratiques, l’accessibilité, de résoudre au mieux les besoins en formations et dans les lycées.

 

ALAIN DOLIUM POUR LA LISTE MODEM

  1. 1. Selon vous, que représente la Culture pour les Franciliens ?

La possibilité d’échanger, de ressentir et d’exercer une dimension fondamentale de l’humanité, de participer à la création parfois ou de la soutenir et aussi de garder l’esprit de la fête qui se perd dans nos immenses conurbations sans âme.

  1. 2. Comment est positionnée la Culture dans votre programme ?

La culture est l’un des éléments fondamentaux du mieux vivre ensemble. C’est lorsqu’on partage une ou des cultures que l’on augmente les chances de chacun, que l’on renforce le sentiment d’appartenance, que l’on accorde de l’importance à toutes les facettes de la vie humaine qui ressortent de l’esprit et de ses capacités. La culture est un regard sur le monde. Elle requiert une place dans le projet que nous voulons mettre en œuvre. Dans cet esprit, la culture est une priorité pour le Mouvement démocrate. Elle ne se confond pas avec les loisirs, ni avec les modes de vie. Elle relève essentiellement de ce qui est de l'ordre des productions de l'esprit et doit être entendue dans sa dimension artistique, philosophique, mais aussi scientifique.

  1. 3. Quelles sont les priorités de votre politique culturelle ? Quels secteurs souhaitez-vous particulièrement développer ?

En Ile-de-France, la culture est accessible inégalement. Les zones denses sont équipées. Notre première priorité est d’étendre l’accès à la culture dans les zones, qu’elles soient rurales ou urbaines, par l’ouverture de centres culturels communs à plusieurs communes, par la mise en place de spectacles mobiles plus nombreux (voir le succès des Tréteaux de France par exemple), et par l’extension d’un Pass à toute la population, avec une priorité pour les populations jeunes et/ou défavorisées. C’est en coopérant avec les mairies ou les intercommunalités que ces actions seront rendues possibles.

  1. 4. Produit ou œuvre culturelle ? Selon vous, la Culture se situe-t-elle hors du champ concurrentiel ?

La culture commence par la création, et s’incarne sous la forme d’œuvres par les artistes. Il faut donc par principe soutenir leur liberté de création, comme celle des chercheurs. Mais la culture partagée suppose que des maisons, des lieux, des canaux de distribution existent de façon aussi large que possible. Et cela obéit à d‘autres règles qui sont celles de l’efficacité, et donc de l’économie (elles ne sont pas forcément exclusivement celles de l’argent). La culture vit donc sur deux bases, celle de l’esprit et celle de l’échange ; elles sont toujours un peu contradictoires, et ne peuvent se réduire l’un à l’autre. La culture n’est par une marchandise comme une autre. La culture doit interagir avec le champ concurrentiel, sans y perdre son âme et sa capacité de création.

  1. 5. Êtes-vous pour le doublement du budget culturel du Conseil régional ?

Suite à la réforme entreprise par le gouvernement de la taxe professionnelle, la Région ne dispose plus que d’un seul impôt, très mineur, la taxe sur les cartes grises. Par conséquent le financement futur dépend du bon vouloir de l’Etat, lui-même endetté pour une ou deux générations ! Nous sommes très soucieux de ne pas prendre des engagements financiers qui seront en fin de compte à la charge des générations futures. Tout dépendra donc de marges de manœuvre financières et ces marges nul doute qu’elles pourront être notamment affectées au soutien à la culture pour d’excellents projets facteurs d’appartenance, d’égalité d’accès et montrant une créativité certaine.

  1. 6. Considérez-vous souhaitable que la Culture devienne une compétence obligatoire au sein du Conseil régional ?

Actuellement, la Région a compétence générale, et c’est bien ainsi : cela lui a permis de développer sa propre politique culturelle (fonds d’achat, expositions, soutien aux grandes manifestations culturelles, soutien au développement de la culture numérique, …), certes encore minoritaire, mais en développement. Si la loi change, et spécialise absolument les collectivités par niveau, il est probable que la compétence « culture » disparaîtrait, et serait alors réservée à l’Etat et aux communes (ou à leurs regroupements). Tout ce qui a de la valeur pour la culture à l’échelle d’une région serait alors supprimé. Cette solution n’est pas bonne.

Rendre la culture compétence obligatoire n’est cependant pas la solution, malgré une apparente évidence. La Région doit continuer d’avoir la compétence générale (incluant donc la culture) car la décentralisation permet quand elle est bien exercée une meilleure solution à bien des questions, en raison de la confiance qu’elle crée par la proximité. C’est globalement qu’il faut conserver la compétence des régions, et non point par point.

  1. 7. Comment la Culture peut-elle toucher des publics qui n’ont habituellement pas accès à l’offre culturelle ? Est-il important d’aller à leur rencontre ?

C’est un objectif très important, car la volonté de culture de chacun est plus facile quand elle s’exerce dans un contexte où les besoins minimaux sont satisfaits. Il faut donc donner le goût de la culture, comme on donne le goût de la lecture ou de l’observation. Pour cela, la culture doit aussi se déplacer, aller à la rencontre. C’est pourquoi l’itinérance des spectacles, quels qu’ils soient, devra recevoir une aide plus importante. Zones rurales et zones urbaines en déficit de culture sont concernées, et l’on peut y parvenir aussi en ouvrant les centres culturels. Nous proposons ainsi de créer un « Orchestre symphonique des jeunes d’Ile-de-France » sur le modèle de l’Orchestre Simon Bolivar pour que tout les jeunes qui veulent jouer de la musique, notamment dans les quartiers les plus défavorisées, puissent le faire.

  1. 8. Pourriez-vous nous donner trois mots-clefs (ou noms) qui vous viennent à l’esprit quand on évoque les arts de la rue ? Pourquoi ?

Populaires, légers parce que mobiles, suggestifs et inventifs. C’est une forme de culture simple, proche des gens, qui part d’eux ; elle permet la créativité en renouvelant les formes d’expression. Elle est donc indispensable puisqu’elle est une traduction directe de la vie en évolution. Et elle peut préparer aussi un art majeur de demain en se développant et en gagnant en maturité. Liszt s’est inspiré des danses populaires hongroises pour écrire plusieurs de ses œuvres. Qui peut dire si un art de la rue d’aujourd’hui ne deviendra pas une source d’inspiration pour de grands artistes demain ?

  1. 9. Que pensez-vous des dispositifs qui existent déjà pour le spectacle vivant au sein du Conseil régional ? Lesquels souhaiteriez-vous développer, créer ou supprimer ?

Notre proposition est essentiellement soutenir la diffusion dans les zones qui souffrent d’un déficit d’offre de culture. Nous pensons que la dynamique générale de notre société actuelle est trop basée sur des raisons économiques, et que cela conduit à la concentration sans fin des pouvoirs, de l’économie et des médias dans un petit nombre de territoires. Notre région est la première en Europe, mesurée par le PIB, mais elle n’est que la 15è sur 22 si on se base sur un indice de qualité de la vie. Il faut sortir de ce cercle vicieux qui nous asservit. C’est le rôle du politique d’ouvrir la discussion et de proposer un autre avenir. Nous voulons pour l’Ile-de-France des « bassins de vie », accessibles à moins de trente minutes pour chacun, dans lesquels on trouve tout ce qui fait une vie normale : emploi, habitat, services publics et privés et culture.

  1. 10. Comment envisagez-vous la concertation avec les professionnels pour définir et/ou mettre en place votre politique culturelle ?

Très simplement, la politique culturelle c’est le lieu où se rejoignent deux sortes des responsabilités : celle de créer et de diffuser, et celle de soutenir en fonction des ressources disponibles. C’est donc un lieu de compromis, de priorité et de recherche de consensus autant que cela est possible.

Pour y parvenir, un lien clair doit unir les élus et les artistes, qui préserve bien les fonctions respectives. C’est ainsi que nous définirons notre politique culturelle, dont nous avons donné ici un aperçu.

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